samedi 10 août 2013

Bonnes vacances!


C'est les vacances!
Pour se mettre dans l'ambiance, Gérard vous propose de découvrir le dernier billet internétique d'Alain Juppé (Gentil Organisateur à l'UMP).

Le ton est enjoué: "COMMUNICATION ESTIVALE".

A ces mots, le lecteur sent déjà des embruns iodés lui fouetter le visage.
Le cri strident d'une mouette se démarque du sourd tumulte des plagistes à chichis et hot-dogs.
Le lecteur se gratte machinalement le slip en imaginant des cerfs-volants, des kitesurfeuses et des chiens qui courent sur la plage en aboyant.

Un sourire béat illumine son visage.
"Qu'est-ce qu'Alain Juppé va nous dire pour cet été?"
...
C'est parti.

Les experts du FMI ne sont pas mes maîtres à penser ; l’institution a commis assez d’erreurs dans le passé (souvenons-nous du « Consensus de Washington », dont la rigueur dogmatique a aggravé les difficultés de tant de pays en développement !) pour que ses oracles ne soient pas considérés comme paroles d’Evangile.
Néanmoins, notre Président de la République , dans sa grande tournée de communication estivale, serait bien inspiré de méditer les tout derniers conseils du Fonds.

Que dit le FMI sur la situation de l’économie française? C’est qu’elle souffre de deux maux.

D’abord un problème de fond, qui n’est pas une crise conjoncturelle mais une inadaptation structurelle au monde nouveau dans lequel nous vivons: nous ne sommes plus compétitifs, c’est-à-dire que nos entreprises ne sont plus capables de produire des biens et des services à des niveaux de prix qui leur permettent de conserver ou d’augmenter leurs parts du marché intérieur et encore moins des marchés mondiaux en pleine expansion. On se rappellera peut-être que pendant toute la dernière campagne présidentielle et sur ce blog même, je n’ai cessé de pointer cette question de la compétitivité comme le défi majeur que notre économie doit relever. Or, à aucun moment de cette campagne, je n’ai entendu le candidat socialiste ne serait-ce que prononcer le mot de compétitivité.

Aujourd’hui, nous y sommes. Et l’on voit bien les facteurs sur lesquels il faut agir pour regagner le terrain que l’Allemagne, par exemple, a déjà reconquis: innovation, sous toutes ses formes, non seulement technologique mais aussi managériale et sociale; formation initiale et continue performante; coût et durée du travail; souplesse du droit du travail; allégement des norme en tous genres et stabilité du cadre juridique et fiscal.

A certains indices ou infléchissements, on pourrait penser que F. Hollande a pris conscience que telles sont bien les priorités d’une politique capable de remettre notre économie sur le chemin de la croissance et donc de la création d’emplois. Encore faudrait-il qu’il le dise clairement et même solennellement. Or il ne le peut pas ! Il ne le peut pas car il n’aurait plus de majorité au Parlement pour le soutenir tant une grande partie de la gauche reste allergique à ces réalités. Il ne le peut pas car le fossé qui s’est creusé entre lui et l’opinion, et surtout son électorat, risquerait de s’élargir encore. C’est la raison pour laquelle il n’osera sans doute pas faire la vraie réforme des retraites qui constitue pourtant le test de la volonté française de marcher avec son temps et dans le monde tel qu’il est.

A cet enjeu structurel s’ajoute une crise conjoncturelle : la crise de confiance que le Président et son gouvernement ont créée depuis un an au sein du système productif français à la fois par leur discours de stigmatisation du patronat (ah! le fléau montebourgien!), et par le matraquage fiscal qui a pétrifié les entrepreneurs et les consommateurs, notamment ceux des classes moyennes. Je cite sur ce point un passage lumineux du rapport du FMI : « Il y a eu des doutes sur la direction prise au début du gouvernement Ayrault par la politique économique de la France qui ont pu affecter la confiance. Une clarification fiscale serait l’un des éléments qui permettrait de la restaurer. Les entreprises seront sensibles notamment à un effort fait sur les dépenses plutôt que sur les impôts. »

Quand on connaît les prudences de langage des grandes institutions internationales vis-à- vis des Etats, on est frappé par la vigueur du message: il est impératif d’arrêter la saignée fiscale, sous peine de tuer le patient.

Et pendant ce temps-là, que nous dit F. Hollande ? D’abord qu’on ne peut pas à ce stade écarter un nouveau tour de vis fiscal en 2014. Ensuite que sa recette pour infléchir la courbe du chômage, c’est la boîte à outils qu’il trimballe depuis des mois ! Emplois d’avenir, emplois « francs », emplois intergénérationnels… bref des emplois non productifs, artificiellement financés par l’argent public! Le « hic », c’est que personne n’y croit, ni le collectivités locales fortement sollicitée par les Préfets, ni les entreprises. 84% des Français (9 points de plus qu’en début d’année) n’y croient pas davantage. Allez donc rétablir la confiance dans un tel contexte

La France a pourtant tous les moyens de s’en sortir et de renouer avec la compétitivité, à condition qu’on lui trace un nouveau cap politique.

Une politique, c’est d’abord un objectif clair : remettre les entrepreneurs, les entreprises, l’entrepreunariat au centre de l’ambition française. Ce sont ensuite des mesures concrètes sur tous les points que j’ai évoqués en commençant. On les connaît. Elles marchent ailleurs. Qu’attendons-nous?

Le pauvre Alain...
S'il fallait être intelligent pour réussir en politique ça se saurait.
Je te refais ton texte pour gagner des voix.

" HOLLANDE ENCULEEEEEEEEE!!!!!!!!!!!!!!!!
Y FOUT EN L'AIR NOS ENTREPRISES!
C'EST LA MERDE AVEC LES IMPOTS!
ENCULEEEEEEEEEEEEEE!!!!!!!!!!!!!!!"
...
VOTEZ UMP.
BONNES VACANCES A TOUS."

Voilà.
C'est quand même pas compliqué.

Gérard.

PS: pour ceux qui ne connaissent pas Bordeaux il faut aller y faire un tour. C'est une très belle ville.
Alain Juppé a mis en place un système qui s'appelle "Les Boîte à Lire".
Tu te balades à Bordeaux, tu t'assieds dans un square et tu vois une bibliothèque au milieu du square.

C'est la boîte à lire.

Des gens viennent y déposer des livres et les laissent à la disposition du public (souvent de petits vieux).
Les petits vieux se lèvent de leurs bancs et vont prendre un livre en claudicant.
Les jeunes arrivent, taguent les boîtes à lire et tapent sur les petits vieux.
C'est très intéressant.

20130818:

Article du Monde sur la mort de Lady Di et sur les versions non-officielles du drame.
Visiblement il s'agit pour ZE journal de se gausser du "complotisme": au Monde on est sérieux.

Alors pour bien faire, ZE journal a choisi ZE tanche pour rédiger l'article (du moins il faut l'espérer).

"Les partisans de la théorie du complot se frottent les mains. Le dernier épisode de la saga de la mort de la princesse Diana, le 31 août 1997 à Paris, évoque à nouveau le complot de la famille royale visant à empêcher la mère d'un futur roi d'Angleterre d'épouser un musulman.

A l'origine de cet énième rebondissement, l'annonce, le 18 août, de l'examen par la police londonienne de "nouveaux éléments". Il s'agit d'un témoignage des beaux-parents d'un ex-soldat d'un régiment d'élite, affirmant que des hommes des forces spéciales SAS auraient monté l'accident qui a coûté la vie à l'ancienne épouse du prince Charles.
En clair, Elizabeth II et son mari, le prince Philip, auraient chargé l'armée (dont la reine est commandante en chef) d'éliminer sa belle-fille âgée de 36 ans pour l'empêcher d'épouser Dodi Al-Fayed, fils du propriétaire, à l'époque, du grand magasin Harrods. 
Ca continue: "c'est des bêtises parce que d'manière Lady Di elle voulait pas se marier avec son arabe et pis en plus Henri Paul était plein comme une outre quand il a pris le volant alors boum le pilier et pis voilà c'est malheureux mais faut pas aller chercher midi à quatorze heures ma pauv' dame. Bon, aussi il y a l'histoire du majordome de Lady Di qui avait raconté qu'il avait une lettre de Lady Di comme quoi Lady Di avait peur de se faire suicider, mais ça tient pas la route parce que le gars c'est un voleur et un mytho."
Le seul problème est que, sur la cinquantaine de lignes que comporte l'article, il n'y en a pas une seule pour dire que le "témoignage des beaux-parents d'un ex-soldat d'un régiment d'élite", survient quand même après un premier témoignage d'un ex-officier du MI6 qui affirmait 
qu'Henri-Paul était un informateur de son service, primo, 
que l'importante somme d'argent retrouvée sur son cadavre après l'accident indiquait qu'il avait été payé par le MI6 juste auparavant, deuxio, 
et que le MI6 avait jadis planifié l'assassinat de Milosevic par un système stroboscopique d'aveuglement du chauffeur lors d'un passage dans un tunnel, tertio. 
Ces témoignages figurent dans un livre tellement anodin que le MI6 voulut en interdire la publication (il est finalement paru en Russie).
Peut-être que M. "Marc Roche" estime inutile de mentionner tout cela dans son article parce que c'est hors-sujet...
Ou peut-être estime t-il que le fait d'en parler, même brièvement, le ferait passer pour un complotiste?
Ou peut-être veut-il que des complotistes disent que ce silence est dû au fait qu'il est traité par l'UKN? 
Ou...?
???